La transferrine: nouvelle piste pour préserver la vue

Transferrine

Une nouvelle piste pour traiter les maladies rétiniennes ?

Les maladies de la rétine sont une cause majeure de malvoyance et de cécité. Des chercheurs de l’Inserm et du service ophtalmologie de l’hôpital Necker ont montré que pour certaines d’entre elles, on constate une présence excessive de fer dans l’œil. Si ce dernier n’est pas une cause de ces maladies, il peut être considéré comme un facteur en aggravant les conséquences. D’où cette idée, développée dans leur étude, d’utiliser la transferrine, une protéine naturelle qui fixe le fer.

Qu’ont découvert les chercheurs ?

Le fer est un minéral essentiel au bon fonctionnement de l’organisme. Toutefois, s’il est mal utilisé ou s’il se trouve en trop forte concentration, il est la cause de nombreux problèmes. C’est ce que les chercheurs ont constaté dans certains modèles de maladies rétiniennes et notamment dans le cas de décollement de la rétine. Malgré la chirurgie, plus de la moitié des patients opérés pour un décollement de la rétine perdent entre 10 à 90% de leur vision initiale.

Dans cette nouvelle étude, des chercheurs de l’Inserm ont mesuré la concentration de fer dans l’œil. Ils ont alors découvert que les patients qui récupéraient le moins bien avaient une concentration en fer élevée dans l’œil. En effet, le fer conduit à une nécrose rapide, et donc, à la mort des photorécepteurs. Ils en ont déduit que diminuer la présence de fer dans l’œil pouvait permettre de retrouver une meilleure vue après l’opération.

La transferrine

Au cours de leur travail, les chercheurs démontrent que la transferrine diminue à la fois l’apoptose (la mort programmée des cellules) et la nécrose induites par le décollement de la rétine. En effet, ils ont testé leur hypothèse sur des cellules de rétine humaine en culture et sur des animaux, et ont pu constater un net bénéfice. Francine Béhar Cohen, professeur d’ophtalmologie à l’hôpital Cochin, explique ainsi que : « L’idée a été d’administrer à ces animaux une protéine qu’on appelle la transferrine pour neutraliser l’excès de fer. Et dans ces conditions on a réussi à entraîner plus de 60 % de la survie des cellules visuelles. »

Devant les résultats probants ainsi obtenus, reste aux chercheur à organiser les essais cliniques sur l’homme. Ces derniers devraient commencer d’ici deux ans. En effet, toutes les maladies de la rétine sont associées à un excès de fer et il faut par conséquent du temps pour les mettre en place. On ne se limiterait donc pas au seul décollement de la rétine. Le potentiel de la transferrine comme moyen thérapeutique pourrait s’étendre à toutes les dégénérescences de la rétine.

 

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