La rétine, notre fenêtre sur le monde.

La rétine et le monde

La rétine, notre fenêtre sur le monde.

Bien qu’à elle seule elle ne pourrait pas faire grand-chose, on considère souvent que c’est grâce à notre rétine que nous pouvons voir. Elle est la clé de voûte de notre vue, celle qui permet à notre cerveau de nous montrer des images. Mais comment tout cela fonctionne-t-il ?

Qu’est-ce que la rétine ?

La rétine est une fine membrane tapissant le fond du globe oculaire. Elle est transparente et plus fine encore qu’une feuille de papier. Elle se compose de 10 couches de cellules : 4 couches de cellules visuelles et 6 couches, plus profondes, dont la fonction est de transmettre les informations au cerveau via le nerf optique. Sa surface est en contact avec le corps vitré, et est principalement constituée de cellules photo-réceptrices.

  • Les bâtonnets : ils ont pour fonction de distinguer la lumière. Ils participent à la vision par faible luminosité. Ils sont approximativement 120 millions.
  • les cônes : Ils sont de 3 types et sont là pour détailler les couleurs. Ils participent à la vision diurne. Ils sont environ 5 millions. Ces cellules, hautement spécialisées, sont principalement localisés dans la macula, au centre de la rétine.

La rétine centrale

Elle se trouve dans l’axe de vision et se compose de 3 éléments :

  • La macula : C’est la région au centre de la rétine, elle se situe près de l’axe optique. Cette partie de la rétine n’est pas vascularisée et se compose uniquement de photorécepteurs.
  • La fovéa : au centre de la macula se trouve une petite zone de 1,5 mm de diamètre nommée la fovéa. Cette région forme une petite dépression au centre de la macula. Elle est exclusivement composée de cônes. C’est pourquoi il s’agit de l’endroit où l’acuité visuelle est la meilleure.
  • La tache aveugle : c’est le point précis d’où part le nerf optique. On la nomme aussi papille. Il n’y a aucun photorécepteur à sa surface. C’est aussi par cet endroit que l’artère centrale de la rétine pénètre dans le globe oculaire et en assure la vascularisation.

La rétine périphérique

Elle détecte les informations de manière plus globale, et dans la totalité du champ de vision. La vision y est moins précise. Mais c’est là, par exemple, que nos yeux traitent les mouvements. La rétine périphérique est essentielle pour la vision nocturne. En effet, c’est là que se concentre les bâtonnets, en charge de la vision par basse luminosité.

Quelle est sa fonction ?

La raison d’être de la rétine est de permettre au cerveau de créer des images à partir des informations qu’elle lui envoie. Pour remplir sa mission elle va donc s’appuyer sur les 120 à 160 millions de cellules photosensibles qui tapissent sa surface, et sur les neurones présents dans ses couches inférieures.

Comme nous l’avons vu, les photorécepteurs sont de deux types différents. Les cônes vont être sollicités afin d’identifier les objets, les couleurs et, d’une manière générale,  les détails. Mais en dessous d’une certaine intensité lumineuse, les bâtonnets prennent le relais. En effet ils vont se charger de la vision par basse luminosité, mais aussi des mouvements et de la vision périphérique.

La lumière va successivement traverser la cornée, l’iris, le cristallin et le corps vitré. Au cours de son voyage dans l’œil, elle sera débarrassée d’une grande partie de ses rayons ultraviolets et convergera vers la rétine. Une fois à destination, les photons entreront en contact avec les photorécepteurs de la rétine et les feront réagir. Ce flux lumineux se transformera au passage en influx nerveux. Les neurones transmettront alors ce signal directement au cerveau via le nerf optique. Enfin, le cerveau analysera les données reçues et en tirera une image nette.

Quels problèmes peut-elle rencontrer ?

Les problèmes pouvant toucher la rétine sont nombreux mais on en retiendra surtout 4 :

  • La DMLA : l’un des plus fréquents est la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ce serait la première cause de malvoyance après 50 ans. Selon l’Inserm, la DMLA affecte environ 8 % de la population, dont 25 à 30 % des plus de 75 ans. Cette dégénérescence touche les cellules de macula, c’est donc la vision centrale qui est atteinte. En effet, la vision périphérique continue de fonctionner correctement.
  • La rétinopathie : désigne les affections de la rétine qui ne sont pas infectieuses. La rétinopathie est essentiellement d’origine hypertensive ou diabétique.
  • La rétinite pigmentaire : maladie rare qui s’attaque aux pigments de la rétine. Elle entraîne une perte d’acuité visuelle, par faible luminosité, un rétrécissement du champ visuel, des difficultés à discerner les couleurs et une photophobie.
  • Le décollement de la rétine : comme son nom l’indique, la rétine se décolle de l’épithélium pigmentaire sur lequel elle repose. C’est une affection grave qu’il faut traiter rapidement. Les causes sont multiples, mais le seul traitement possible est chirurgical.

Que doit-on en retenir ?

En fin de compte, la rétine semble faire office de miroir du monde pour notre cerveau. C’est la fenêtre par laquelle nous percevons les images de notre environnement. D’aucun dirait que nous devons la protéger et y faire attention comme à la prunelle de nos yeux. Ça tombe bien, elle l’est.

 

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