Le bleu, ce mal aimé de l’antiquité

Bleu

Le bleu, ce mal aimé de l’antiquité

Sous prétexte que quelque chose fait partie de notre quotidien, on a souvent tendance à oublier que ce n’est pas forcément le cas partout sur la planète, et encore moins en fonction des époques. Mais ce qui valable pour un objet, l’est aussi pour les idées et les notions plus abstraites, comme les couleurs, et le bleu en l’occurrence.

Le bleu aujourd’hui

Aujourd’hui, tout le monde considère le bleu comme une couleur majeure et qui plait au plus grand nombre. Elle renvoie à la couleur du ciel et de l’océan. En ce sens elle est un symbole d’immensité, d’horizon lointain, et plus largement de liberté. Dans le monde occidental, personne ne remet en question sa beauté. Hommes, femmes, enfants comme adultes, tous vont apprécier cette couleur, à divers degrés bien entendu. Toutefois ce constat n’est pas universel et certains pays ne lui trouvent qu’un attrait secondaire, comme le Japon par exemple. Là-bas, on lui préfèrera le noir, voire le rouge. Mais ce qui est plus frappant encore, c’est lorsqu’on observe de quelle façon on percevait le bleu à l’antiquité.

Le bleu durant l’antiquité

A cette époque, cette couleur était un peu le vilain mouton noir (bleu ?) de la famille. A dire vrai, durant l’antiquité, il n’est même pas vraiment considéré comme une couleur. L’idée de couleur était singulièrement différente et seuls le blanc, le noir et le rouge avait ce statut. Le bleu est à ce point oublié dans la littérature de cette époque que des historiens du XIXème siècle ont très sérieusement pensé que les grecs ne pouvaient tout simplement pas voir cette couleur.

Le bleu est si méprisé qu’avoir les yeux de cette couleur vous exposait à la moquerie. Ainsi, pour une femme, c’était un signe de légèreté (dans le sens sexuel du terme). Pour un homme, c’était une marque de bêtise, de maladresse et de ridicule. Bref, il ne faisait pas bon avoir les yeux bleus à cette époque.

Pourquoi ce manque de considération ?

La raison principale de ce désintérêt semble se trouver dans le fait que le bleu était alors une couleur très difficile à obtenir. Le premier pigment bleu est obtenu par les Égyptiens à partir de l’azurite, un carbonate de cuivre naturel. Le reste du monde ne connait pour ainsi dire pas cette couleur. Pendant longtemps le bleu outremer, obtenu en broyant des pierres de lapis-lazuli, importées du Moyen-Orient, était la couleur la plus chère.

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