Nystagmus, quelles sont ses causes ?

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Nystagmus, quelles sont ses causes ?

Un nystagmus se caractérise par des mouvements involontaires des yeux.  C’est le cas, par exemple, lorsque vous regardez un train passer devant vous. Vos yeux vont automatiquement se déplacer pour suivre le mouvement du train, puis revenir ensuite à leur point de départ, et recommencer. Ou bien encore, en tournoyant sur votre fauteuil de bureau. Un nystagmus pathologique recrée ce type de mouvements des yeux, mais de manière spontanée, involontaire et inappropriée. Ces derniers, incapables de se fixer, déplacent votre regard, le plus souvent horizontalement.

Les causes du nystagmus

Un nystagmus relève d’une mauvaise communication entre les yeux et la partie du cerveau servant à traiter les images que ces derniers lui envoient. Il peut être soit congénital, soit acquis. Il n’est toutefois qu’une composante d’un problème plus global.

Le nystagmus congénital

Il apparaît généralement entre 6 semaines et 3 mois.

▶ En France, un peu plus de 500 nouveaux nés par an présenteront ce type de troubles visuels, soit environ 1 sur 1500.

Dans la moitié des cas il survient avec un strabisme. Ses causes peuvent être variées, mais on retrouvera principalement les cas liés à la toxoplasmose, la cataracte congénitale, une hydrocéphalie ou tout simplement une mauvaise vision. De fait, un enfant nystagmique aura une mauvaise vision, avec au mieux 6/10 au meilleur œil.

Le nystagmus acquis

Développer ces symptômes à l’âge adulte est possible. S’ils sont récurrents et prennent la forme de crises, ce n’est malheureusement pas très bon signe. On suspectera alors une poussée de sclérose en plaques. S’ils sont associés à une forte sensation de vertige, on privilégiera la piste du nerf de l’équilibre. Enfin, une tumeur cérébrale ou un AVC peuvent conduire à l’apparition d’un nystagmus. Dans pareil cas, des céphalées et des troubles neurologiques pourront compléter les symptômes.

Vivre avec un nystagmus

Dans la pratique, vivre avec un nystagmus c’est faire face à un certain nombre de problèmes et de contraintes. Outre la mauvaise vision (myopie, astigmatisme, hypermétropie…), sensibilité à la lumière, trouble de l’équilibre, difficulté à voir dans la pénombre sont autant de désagréments du quotidien. L’obtention du permis pourra s’avérer impossible si la vision n’est pas suffisamment bonne, ce qui est souvent le cas. De la même façon, certaines grandes écoles ou certains métiers imposent des minimas en ce qui concerne la vue. Il faudra donc en tenir compte lorsque le choix d’une orientation professionnelle devra être fait.

Par ailleurs, certaines circonstances peuvent aggraver les symptômes. Les efforts physiques et la fatigue en général vont avoir tendance à accentuer l’amplitude et la vitesse des mouvements oculaires, et entraîner, par extension, une baisse de l’acuité visuelle plus ou moins longue. On relèvera souvent le cas chez les enfants, après la récréation ou les cours d’EPS par exemple. Le stress sera lui aussi un facteur aggravant.

Prévention, diagnostic et traitement

Prévention

Malheureusement les possibilités de prévention sont limitées. On ne peut prévenir que le nystagmus congénital lié à la toxoplasmose. Chaque future mère, durant sa grossesse, se verra testée. Ce dépistage est systématique. En cas d’absence d’immunité, on répétera le test périodiquement tout au long de la grossesse. Si elle est ou devient positive, un suivi spécifique se mettra en place.

▶ Pour rappel, en France environ 5.000 femmes enceintes contractent la toxoplasmose durant leur grossesse chaque année.

Diagnostic

Le diagnostic complet peut s’avérer long et difficile. Plusieurs étapes seront nécessaires. Tout d’abord, le médecin confirme la présence d’un nystagmus. Le nystagmus ne vient jamais seul, il convient donc de rechercher la cause de ce dernier et les pathologies associées. Et enfin, on évalue ses conséquences.

Par exemple, les patients vont parfois adopter de mauvaises postures pour compenser ce problème, et créer par la même d’autres problèmes physiologiques qu’il faudra traiter. Une équipe pluridisciplinaire interviendra pour poser le diagnostic complet et permettre d’avoir une vue globale de l’état du patient.

Traitement

On ne soigne pas réellement un nystagmus : en revanche, causes et conséquences seront traitées. Pour l’heure, aucun médicament n’est vraiment efficace, et les effets indésirables trop nombreux. Les médicaments, tel l’interféron, aident seulement dans le cas d’une sclérose en plaques, dont il limitera la fréquence des poussées. On interviendra donc plutôt pour en limiter les manifestations et pour assurer un certain confort à la personne atteinte. Le port de lunettes servira à améliorer la vue. Dans certains cas, une chirurgie pourra diminuer le nystagmus. Du coté des médecines naturelles, on notera l’importance de la thiamine (vitamine B1), qui est indispensable au bon fonctionnement des muscles oculaires.  Enfin, nos émotions ayant un impact sur le nystagmus, des exercices de relaxation pourront s’avérer utiles.

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