Rétines artificielles, où en sommes nous ?

rétines artificielles

Greffe de rétines artificielles, un futur pas si lointain.

Contrairement aux greffes de cristallins ou de cornées, la greffe de rétine demeure un rêve inaccessible. La rétine est si complexe qu’une greffe semble impossible actuellement. C’est pourquoi les chercheurs misent plutôt sur des greffes de rétines artificielles.

La rétine artificielle, comment ça marche ?

La rétine se compose d’un réseau de neurones et de cellules sensibles à la lumières : les cônes et les bâtonnets. Ainsi, ces cellules transforment la lumière perçue en signaux électriques, que le nerf optique achemine jusqu’au cerveau. Si ces photorécepteurs ne sont plus capables de remplir leur tache, alors la vue est altérée, parfois jusqu’à la cécité. Le principe d’une rétine artificielle est de se substituer aux cellules photosensibles de la rétine. Des électrodes vont donc se charger de transcrire des informations visuelles en signal électrique.

Les premiers modèles furent testés dans les années 1990 et se composaient tout au plus d’une vingtaine d’électrodes. Aujourd’hui, ces implants en compte entre 300 et 1600. Néanmoins, le nombre d’électrode ne fait pas tout. Les différentes approches technologiques n’en font pas un élément de mesure fiable des performances.

Etat des lieux des rétines artificielles

Il existe plusieurs implants, déjà disponibles ou en cours d’essais cliniques. Ces implants peuvent être sous-rétiniens ou épi-rétinien. Parmi eux on distingue aussi des implants avec et sans lunettes. Attention toutefois, on ne parle pas ici de lunettes de vue. En effet, ces « lunettes » se composent en réalité d’une caméra miniature et d’un dispositif permettant de communiquer avec les électrodes.

  • Argus II : Créé par une société américaine, il est le premier à avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché américain et européen. Il se compose de 60 électrodes. C’est un implant épi-rétinien accompagné de lunettes et d’une unité de traitement de l’image. Pour faire simple, les lunettes voient, l’unité de traitement analyse l’image puis envoie les informations à l’implant, qui les transforme en impulsions électriques.
  • Retina Implant : Créé par une société allemande, il s’agit cette fois d’un implant sous rétinien. Il se compose de 1600 photodiodes. Cet implant fonctionne sans lunettes, et est accompagné d’un boitier alimentant le dispositif. Toutefois il nécessite un transpondeur et l’implantation d’une bobine sous la peau. En effet, il n’est pas autoalimenté et a donc besoin d’une source externe. L’opération se révèle par conséquent plus lourde.
  • IRIS II : c’est le premier modèle développé par une société française. 150 électrodes le tapissent. Il nécessite le port de lunettes. Son fonctionnement est assez proche de l’Argus II. Il a été conçu pour pouvoir être retiré et éventuellement remplacé.
  • PRIMA : développé par la même société française, c’est le modèle le plus récent et le plus petit. Il mesure 2 mm de côté et comprend 378 électrodes. C’est un modèle sous-rétinien qui n’est pas encore sur le marché. Les premiers essais cliniques semblent concluant et ouvrent de belles perspectives. Il a un fonctionnement similaire à l’Argus II.

A qui s’adressent ces implants ?

Ces rétines artificielles s’adressent principalement aux personnes atteintes de rétinite pigmentaire. Cette maladie se caractérise par une dégénérescence des pigments de la rétine. Elle évolue le plus souvent vers une cécité. Toutefois, le dernier modèle, le PRIMA, s’oriente aussi vers les personnes atteintes de DMLA sèche. En effet ces dernières sont victimes d’une atteinte à la macula qui évolue elle aussi en cécité. Tous ces implants sont d’ailleurs indiqués dans les cas de cécité lié à ces maladies. En effet, ils ne rendent pas la vue mais permettent de percevoir ce qui nous entoure. C’est pourquoi on privilégiera toujours de maintenir une vue naturelle, même déficiente, avant d’envisager l’implant.

Quels sont les défis encore à relever ?

Ils sont nombreux, mais les recherches se poursuivent. Parmi les principaux, on citera :

  • la miniaturisation des appareils annexes : les batteries, systèmes de traitement de l’image ou encore les lunettes sont lourdes et encombrante. De plus, ces appareils nécessitent d’être rechargés régulièrement.
  • le rendu pour le patient : on est loin d’un semblant de vue. On parle bien ici d’une perception visuelle et non de voir.
  • Les méthodes d’implantations : les opérations sont au point, mais qu’en est-il s’il faut remplacer l’implant, soit parce qu’il devient défectueux ou parce qu’il est dépassé techniquement ? Par ailleurs, le Retina Implant, qui fonctionne sans lunettes, nécessite une intervention assez lourde.

Quelles sont les perspectives d’avenir ?

Bien évidemment nous n’en sommes qu’au début. Les recherches se poursuivent et les techniques évoluent. La miniaturisation et une alimentation en énergie plus simple seraient un vrai plus. Et peut-être que dans quelques années ces implants permettront de voir plus que de percevoir.

 

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