Elisabeth Quin bientôt de retour dans « 28 minutes »

C'est bientôt l'heure de la reprise pour "28 minutes" et Elizabeth Quin.

28 minutes fait sa rentrée et Elisabeth Quin reprendra son fauteuil à la tête de l’émission d’Arte le 26 août prochain. L’occasion pour nous de revenir sur le parcours de cette journaliste et son rapport à sa maladie, un double glaucome dont elle parle sans détour dans son livre « la nuit se lève ».

Qui est-elle ?

Avant de se faire une place dans le paysage audiovisuel, c’est à la radio qu’Elisabeth Quin a fait ses premiers pas de journaliste. Elle y arrive par le biais de l’association SOS racisme qui lance une radio en 1986, « ça bouge dans ma tête », qui deviendra rapidement Oui FM. Elisabeth y apprendra les bases de son métier puis partira animer la matinale de Radio Nova avant de prendre les rênes d’une émission consacrée au cinéma sur RTL.

C’est d’ailleurs par le biais du cinéma qu’elle intégrera le monde du petit écran en collaborant à « Comme au cinéma » sur France 2. Enfin, c’est en 2012 qu’elle commencera à présenter sur Arte une émission consacrée à l’actualité, 28 minutes.

En parallèle, elle publie plusieurs livres, souvent sur fond d’expériences personnelles. Elle écrit tantôt sur la vie amoureuse, sur l’adoption de sa fille, et même un conte pour enfant, qu’on imagine écrit pour elle. Enfin, elle écrit un livre pour partager son vécu face au glaucome, « la nuit se lève », dans lequel elle décrit son combat face à la maladie, mais aussi ses peurs et ses doutes.

Le glaucome

Si elle n’a révélé sa maladie que récemment, Elisabeth Quin en parle sans détour. On lui a diagnostiqué un double glaucome il y a dix ans maintenant, et elle confie aujourd’hui à quel point cette annonce fut un choc pour elle.

Lorsqu’on lui demande pourquoi elle s’est décidée à écrire un livre aussi personnel sur le sujet, Elisabeth Quin avance plusieurs raisons, comme la mort de son père (dont elle ignorait jusqu’alors le glaucome), l’aggravation de sa maladie, et tout simplement le besoin d’en parler et de partager son expérience.

Toutefois, dans plusieurs interviews, elle précise que son livre n’est pas seulement un exutoire.  « Je n’ai pas écrit seulement pour moi ». Si elle ne rejette pas l’idée que c’était une façon d’exorciser ses peurs, elle ajoute « Mon livre est une façon de dire à ces personnes qui ont perdu la vue, ou qui ont peur de la cécité, qu’il faut en parler, échanger, et aussi la dépister. »

Son travail

La journaliste explique que sa maladie a nécessité quelques aménagements sur le plateau, mais que sa maladie ne l’empêche pas d’exercer son métier. Quelques ajustements ont suffi à rendre les choses plus faciles pour elle, comme agrandir la taille de la police sur le prompteur ou le fait d’entourer les caméras de ruban adhésif blanc pour qu’elle puisse les situer plus facilement.

Elle explique aussi que ce qui facilite les choses, c’est justement que tout n’ait pas changé, et notamment le regard de ses collègues. Elle considère que « c’est très bien que ça soit vécu de manière détachée, non dramatique » et que c’est aussi grâce à ça que l’émission continuera à marcher.

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