DMLA : la dégénérescence maculaire liée à l’âge

La DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

Aujourd’hui, pour peu qu’on s’intéresse un minimum à sa vue, la DMLA est partout. On en parle beaucoup, à la télé, la radio, et bien sûr sur internet. La raison est simple, c’est une maladie aux conséquences graves pour notre vue et qui touche de plus en plus de personnes.

La DMLA qu’est-ce que c’est ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une affection qui touche directement la macula, autrement dit, le centre de la rétine. En effet, dans la DMLA, c’est la partie centrale de la vision qui est touchée, et uniquement elle. Une personne atteinte de DMLA conservera sa vision périphérique. En d’autres termes, elle pourra se déplacer et conserver une certaine autonomie. En revanche, elle ne pourra plus lire, écrire ou encore conduire. Toutes les activités qui demandent de voir un détail seront impossibles. Au début, la DMLA ne touche qu’un seul œil, mais l’autre sera touché dans 10 % des cas à un an et un peu plus 40% à 5 ans.

Les deux formes de la DMLA

Au début, la DMLA se caractérise par l’accumulation de petits dépôts blanchâtres sur ou autour de la macula. Un simple examen de fond d’œil permet facilement de les constater. Encore faut-il en faire un, car à ce stade, il n’y a pas encore de symptômes visibles. Plus tard, la maladie peut soit prendre une forme « sèche » soit une forme « humide ».

  • La forme sèche 

Elle commence par détruire les cellules de l’épithélium pigmentaire. Ensuite elle s’attaque aux photorécepteurs situés sur la macula. Mais ce processus est lent, et il peut se passer une dizaine d’années avant que le patient ne ressente une réelle perte de sa vision centrale. Il n’existe pour l’heure, aucun traitement à cette forme de DMLA.

  • La forme humide

C’est une forme à évolution beaucoup plus rapide, de l’ordre de quelques semaines, voire quelques jours. Elle se caractérise par l’apparition de nouveaux vaisseaux anormaux, en grand nombre et très fragiles, sous la rétine. La maladie peut être ralentie à l’aide de médicaments, mais le risque demeure car elle peut prendre sa forme sèche au bout de quelques années.

Qui est concerné ?  Quand consulter ?

La DMLA est la première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans en France. Elle touche environ un million de personnes. La DMLA c’est 1 personne sur 4 de plus de 75 ans et 1 personne sur 2 de plus de 80 ans. Avec le vieillissement de la population, cette maladie devient peu à peu un enjeu majeur de santé publique. En effet, sa fréquence augmente largement avec l’âge : elle touche 1 % des personnes de 50 à 55 ans, environ 10 % des 65-75 ans et 25 à 30 % des plus de 75 ans.

Malheureusement, en cas de DMLA on a tendance à consulter trop tardivement. En effet les premiers signes de la maladie ne peuvent être vu que par un ophtalmologiste.

Macula et rétine, quels rôles ?

La rétine

La rétine est une fine membrane qui tapisse entièrement le fond de notre œil. Elle est transparente et plus fine encore qu’une feuille de papier. Elle se compose de 10 couches de cellules : 4 couches de cellules visuelles et 6 couches, plus profondes, dont la fonction est de transmettre les informations au cerveau via le nerf optique. Sa surface est en contact avec le corps vitré, et est principalement constituée de cellules photo-réceptrices.

La macula

La macula est la zone qui se situe au centre de la rétine, et où convergent les rayons lumineux.  C’est la partie de la rétine la plus sensible et où l’acuité visuelle est à son maximum. La macula transmet environ 90 % de l’information visuelle que le cerveau reçoit. Elle est riche en pigments de couleur jaune, composés entre autres de lutéine et zéaxanthine. C’est pourquoi on la surnomme la « tâche jaune ».

Elle contient en son centre une petite dépression appelée fovéa, entièrement composée de photorécepteurs. Bien que présent dans toute la macula, leur concentration et bien plus importante dans la fovéa. Ce sont eux qui nous permettent de voir les détails et les couleurs par exemple.

Les facteurs de risques

Comme souvent le tabac et l’obésité sont pointés du doigt. Les fumeurs présentent un risque 3 à 6 fois plus élevé de développer la maladie. Les personnes obèses quant à elles, voient le risque doubler.

Un autre des principaux facteurs de risque semble être d’ordre génétique. Les chercheurs ont ciblé essentiellement 3 gènes qui, lorsqu’ils sont variant, augmentent sensiblement les risques de développer une DMLA. Si jamais les 3 gènes déviants sont présents chez un même individu, alors les risques sont multipliés par 250 !

La prévention

Elle est essentiellement nutritionnelle. Des apports riches en acides gras polyinsaturés, notamment en oméga 3, ainsi qu’en fruits et légumes (riches en zéaxanthine et lutéine) semblent bénéfiques. Par ailleurs, des apports en antioxydants (astaxanthine, vitamines C et E) et en certains minéraux (zinc, sélénium) pourraient permettre de réduire le risque d’évolution de la maladie vers sa forme tardive. C’est pourquoi une bonne hygiène de vie est recommandée pour prévenir l’apparition et l’aggravation de la DMLA.

 

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